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Au secours de l'air !! Version imprimable Suggérer par mail
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ImageJusqu'à présent tout était simple : dehors = beurk, dedans = ouf ! On ferme la porte et le trou dans la couche d'ozone reste dehors. Qui pourrait croire au premier abord que l'atmosphère de notre petit nid douillet est polluée : la poussière est faite, les tapis viennent d'être aspirés et l'air sent bon le muguet de chez Brise. Pourtant l'air de notre petit nid est probablement plus pollué que celui du boulevard en bas de chez nous aux heures de pointe Le très officiel Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur, créé en 2001 par le Ministère de l'Environnement nous confirme la mauvaise nouvelle : " La campagne pilote de

Le cas de Georges Mear 

Début novembre 1989, Georges Méar et sa famille aménagent avec joie dans leur nouvelle maison du côté de Brest : architecture moderne, matériaux classiques faisant la part belle aux bois collés, agglomérés et contre plaqués. Les rhinites matinales et la fatigue chronique qui semblent récemment accabler les Méars depuis leur emménagement sont mises sur le compte du surmenage et de l'hiver. Pourtant, les symptômes s'aggravent : saignement du nez et fréquents maux de têtes pour elle ; difficultés respiratoires et signes d'asthme pour lui.  Ces troubles disparaissent mystérieusement dès qu'ils quittent leur domicile.  Il faudra plus de dix-huit mois à Georges Méar pour trouver l'origine de leurs symptômes : les matériaux de construction émettent des substances nocives qui polluent l'air intérieur qu'ils respirent. Les premières analyses de l'air et poussières de leur domicile le confirment : la seule concentration en formaldéhyde dépasse largement les normes fixées par l'OMS (199µg/m³ contre les 100µg/m³ tolérés par l'OMS). Aujourd'hui, quinze ans plus tard la vie des Méars a été changée pour toujours par cette expérience. Ils ont finalement quitté leur maison contaminée mais ils ont acquis une hypersensibilité permanente aux produits chimiques."Si ma profession de commandant de bord de Boeing 747 ne m'avait pas permis de bénéficier d'un minimum de crédibilité, mon épouse et moi aurions sans doute été classés parmi les malades mentaux !" conclut sobrement Georges Méar.

l'Observatoire a confirmé l'existence d'une pollution intérieure : composés organiques volatils (COV), aldéhydeet formaldéhyde, allergènes d'animaux, acariens, moisissures, monoxyde de carbone, fumée de tabac, endotoxines, et fibres minérales artificielles sont retrouvés dans les intérieurs des locaux étudiés (90 logements et 9 écoles)." Ces polluants se trouvent souvent dans de plus fortes concentrations à l'intérieur qu'à l'extérieur (parfois plus de 15 fois plus concentré à l'intérieur). Mêmes conclusions dans l'enquête de l'UFC Que Choisir de Janvier 2001 : 90% des logements testés s'avèrent contaminés au Formaldéhyde - un gaz redoutable pour son pouvoir irritant et allergisant, classé cancérogène certain pour l'homme par le CIRC ( Centre International de Recherche sur le Cancer).  La surprise de l'enquête en revanche c'est que la maison à la campagne est plus polluée que l'appartement parisien (1240µg/m³  de polluants mesurés contre 633µg/m³ à la ville) ! Source principale probable de pollution : les peintures de l'appartement parisien et  les produits d'entretien pour la maison en zone rurale. Mais qui sont ces polluants qui nous pourrissent l'atmosphère et d'où viennent-ils ?

 

Les COV (VOC en anglais) : Composés Organiques Volatiles 

Ils sont ainsi nommés car ils ont la capacité de s'évaporer à température ambiante.  Ils s'évaporent et puis ils restent là, accrochés aux rideaux ou dans la moquette.  Leur concentration varie d'une pièce à l'autre en fonction de phénomènes d'absorption et de désorption : absorbés par les tapis, les moquettes, les rideaux, ils sont réémis dans l'atmosphère. Source principale : les solvants des peintures, les aérosols, les produits d'entretiens...Les COV sont souvent plus nombreux et plus concentrés à l'intérieur qu'à l'extérieur compte tenu de la multiplicité des sources intérieures.

 

Le Formaldéhyde est parfois classé parmi les COV.  Il fait partie des aldéhydes. Il est présent dans de très nombreux produits d'usage courant : mousses isolantes, laques, colles, vernis, encres, résines, papier, produits ménagers, pesticides...La plupart des bois agglomérés et contreplaqués (mobilier, matériaux de construction) en contiennent. Il est également utilisé dans certains médicaments, cosmétiques (les vernis à ongles entre autres) et textiles.

 

La bonne nouvelle est qu'il n'est pas nécessaire de tout changer chez vous pour vous débarrasser de ces polluants.  En fait, le flambant neuf est souvent pire que l'ancien car fort émetteur de COV.  D'autre part, il peut s'avérer parfois difficile de recouvrir toutes les peintures de son domicile ou de démonter son parquet vitrifié de frais ... En fait, le remède le plus simple et le moins cher est aussi le plus salvateur : ouvrez la fenêtre (rappelez-vous, l'air du boulevard est plus "propre" que celui de votre home sweet home !)  Et surtout évitez de rajouter une couche de pollluants d'atmosphère avec des produits de nettoyage  et des déodorisants parfumés. Dans  Dix bons gestes pour la maison on vous explique comment faire.

 

Sources : 

Nos maisons nous empoisonnent : guide pratique de l'air pur chez soi, de  Georges Mear , Edition Terre vivante

Désodorisants d'intérieur, polluants d'ambiance, UFC Que Choisir No 421, 23/11/2004.

"Un parfum de pollution", UFC Que Choisir No,  22/10/2004

http://www.air-interieur.org/pollution.asp?menu=3

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