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Qu'est-ce qu'on risque vraiment avec les colorations chimiques et quelles sont nos alternatives naturelles ?
Peu de produits, à part peut-être la brosse à dent et le dentifrice, ont plus fait pour rajeunir l'apparence des femmes modernes que la coloration capillaire. Près de 60% des femmes de plus de 18 ans y ont régulièrement recours . Ce rituel de beauté ne serait pourtant pas anodin pour la santé,
Les colorations chimiques
Il existe plusieurs types de colorations : les permanentes, les semi-permanentes et les temporaires
- la coloration permanente pénètre la fibre capillaire, la modifie et en change la couleur. Elle couvre 100% des cheveux blancs et ne s'élimine pas par les shampoings. On l'obtient par oxydation de 2 produits (amoniaque + eau oxygénée) qu'on mélange puis qu'on applique sur le cuir chevelu : la réaction chimique qui se produit sur notre crâne permet un écartement des écailles du cheveux qui laisse ainisi pénétrer les pigments synthétiques. La plupart des salons utilisent une
coloration par oxydation. Les kits couleurs vendus dans le commerce proposant un mélange de deux produits font aussi appel à cette chimie de l'oxydation.
- la coloration semi-permanente ou directe s'utilise pour colorer dans le ton naturel du cheveu ou pour apporter des reflets. Il n'y a pas d'oxydation à ce niveau. Les colorants se déposent sur les écailles du cheveu et s'estompent au fil des shampoings. Elle couvre les cheveux blancs à plus de 50%.
Quels sont les risques ?
Les risques ne sont pas les mêmes en fonction du type de coloration chimique appliquée, variant d'un faible risque d'iritation cutanée pour les colorations fugaces, à un cancérogène suspecté pour les colorations permanentes. L'étude qui a déclenché la polémique a été publiée le 15 février 2001 dans le "International Journal of Cancer". Elle a trouvé que les femmes qui utilisent des colorations permanentes un fois par mois ou plus ont deux fois plus de chance de développer un cancer de la vessie que celles qui ne se colorent pas les cheveux (l'étude portait sur un total de 1514 patientes traitées pour un cancer de la vessie, dont 879 se teignaient les cheveux). Depuis, d'autres études ont vue le jour sans qu'aucune ne tranche franchement une fois pour toute : coloration chimique coupable ou pas coupable ? Aujourd’hui, les indications varient en fonction des sources :
- L’CIRC ( Centre International de Recherche sur le Cancer ) dit en substance que pour l’usage personnel, la nature cancérigène des produits de coloration capillaire n’a pas pu être prouvée et que tout dépend des doses de substance toxique auxquelles une personne a été exposée et de la durée de cette exposition.
- Sur le site www.oekotest.de (le site- test de référence en Allemagne), on lit qu’on ne peut pas encore exclure à 100 % un faible risque lié aux teintures capillaires. De son côté, l'UFC Que Choisir consacre son enquête du mois d'octobre 2007 aux crèmes colorantes et parle d'un potentiel problème "de santé publique dans les prochaines années". Pas très rassurant...
Les signes sont suffisamment inquiétants pour que l'Union Européenne, à travers le CSPC ( Comité Scientifique des Produits de Consommation) publie une liste de 22 subsances interdites dans les colorations depuis décembre 2006. Il reste dencore pas mal de substances autorisées qui font débat : la RESORCINE (ou RESORCINOL), les DIAMINOBENZENES (p-Phenylenediamine et m-phenylenediamine), l'ETHANOLAMINE (en remplacement de l'Amoniaque). Tous sont des irritants et allergisants avérés. Principalement en cause, la p-Phénylènediamine (ou PPD). La PPD est même interdite dans tous les cosmétiques destinés à être en contact avec la peau par la législation européenne. Elle est uniquement autorisée dans les teintures, à condition que sa concentration ne dépasse pas 6 %. En attendant l'enquête décisive qui nous donnera le mot de la fin, mieux vaut appliquer le principe de précaution en préférant les colorations semi-permanentes ou mieux encore, en choisissant les colorations végétales.
Les colorations végétales
Contrairement aux colorations chimiques ou les pigments pénètrent au coeur de la fibre, la coloration végétale enrobe et gaine le
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Grand moment de solitude au Naturalia du coin...
- Bonjour, je cherche un produit de coloration le plus naturel possible, qu'est-ce que vous me conseillez ?
- Toutes nos teintures se valent. Aucune n'est comment dit-on...toxique, oxydante ? Mais comme elles sont naturelles, elles durent moins longtemps que celles que vous achetez chez Monoprix par exemple vous voyez. Donc c'est plutôt une question de prix parce que sinon il n'y a pas de différence.
Ah bon ? Qu'y-a-t-il de commun entre une poudre de Henné et un kit de coloration permanente oxydante contenant plus de 40 ingrédients chimiques dont certains carrément dangereux ? Mieux vaut lire notre enquête avant d'aller faire votre shopping...
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cheveu, le laissanr respirer et le nourissant. Un peu comme l'aquarelle, la coloration aux plantes teinte en transparence. Un soin-couleur qui ne va pas sans contraintes : éclaircir la teinte d'origine est impossible, la foncer de plus de 2 ou 3 teintes non plus. En revanche, on peut assez bien couvrir les cheveux blancs (ils apparaîtront légèrement plus clairs, un peu comme des reflets ou des mèches). Une coloration végétale dure en moyenne de 3 à 5 semaines, ne s'estompe pas au fil des lavages et n'est pas plus contraignante à entretenir qu'une coloration chimique. Si vous la faite en salon, le temps de pause est d'environ 30 à 40 minutes (sous lampes à infra-rouges pour accélerer l a "prise"). Chez vous avec un kit le temps de pose varie selon les produits : plus ils sont naturels, plus il vous faudra attendre, parfois toute une nuit. Les plantes les plus utilisées en coloration végétales sont le henné (Lawsonia Inermis), l'écorce de bourdaine (rhamnus frangula), le brou de noix (juglans reglia), les feuilles d'indigo (indigoferia argentea et tinctoria), l'hibiscus ( hibiscus sabdariffa), la racine de rhubarbe (rheum undulatum), le curcuma (curcuma longa), la betterave rouge (beta vulgaris). Pour des reflets blonds, la camomille en décoction est recommandée, pour des reflets chatains, préférez les fleurs de chataignier. Attention à l'intox. : lles fabricants font passer leurs produits pour naturels en prétextant l'ajout de henné ou d'huiles essentielles. Lisez les étiquettes : c'est votre seule source d'information fiable. Même en magasins bio, rares sont les vendeurs informés sur ce que contiennent réellement les produits de leurs rayons : les 6 colorations "bio" que vous avons testées ne sont pas toutes naturelles, loin s'en faut !
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